Commencer à lâcher prise...
Mais de quoi parle t'on ?

J'aime à penser que nous parlons de lâcher et de prise. L'image qui me semble représentative de cela est celle de Tarzan : Pour avancer Tarzan doit prendre la liane suivante, et pour cela il lui faut lâcher celle sur laquelle il est accroché et qui ne lui est plus utile. S'il ne le fait pas...il tombe.

On parle d'acceptation

Je vois donc le lâcher-prise comme un lien entre une pensée et notre prochaine action : à un moment donné il est nécessaire d'accepter de lâcher cette "liane", cette idée, cette croyance, cette interprétation, cette rumination… qui nous bloque lorsque l'on a un objectif, parce qu'elle génère en nous tristesse, colère, peur, mauvaise humeur... nuisibles à notre bien-être, notre élan et nos relations avec les autres. Lâcher prise nous permet alors de passer à autre chose et avancer vers du positif.

Alors faut-il renoncer à nos émotions et tout accepter pour avancer?

Non bien sûr! lâcher-prise sur une pensée qui nous "pollue", nous fait tourner en rond, ne veut pas dire se résigner ni abandonner ses valeurs. Lâcher-prise ne doit pas être un acte d'abandon ou de résignation, mais bien une démarche volontaire parce qu'on veut autre chose, qui fait sens pour nous.

J'ai entendu pendant toute mon enfance cette phrase : "choisir, c'est renoncer". Je la trouvais fort démotivante... En apprenant à lâcher-prise, j'ai découvert qu'en fait c'était plutôt, "Renoncer, c'est choisir", et ça change tout!

Si on ne lâche pas prise, on résiste à quelque chose qui va revenir sans cesse, alors que la stratégie du lâcher-prise permet de reprendre le pouvoir sur notre attention.

Exemple :

Ce conducteur qui reste sur la file de gauche au lieu de se rabattre comme le prévoit le code de la route. Vous allez plus vite que lui et il doit donc se rabattre pour vous laisser passer. Sauf...qu'il reste planté là parce qu'il attend d'avoir passé le camion qui est bien plus loin pour se rabattre, alors qu'il pourrait vous laisser passer et doubler le camion après... Vous ne voulez pas doubler à droite, vous mettez alors votre clignotant. Toujours rien...vous le collez...toujours rien...vous envoyez les phares... toujours rien. Donc là vous montez en pression et en stress et vous commencez à vous agiter, parce que vous ne pouvez contrôler cette situation qui ne dépend pas de vous. Et au final...vous allez arriver chez vous énervé et en faire profiter votre famille...

Est-ce que perdre 10 mn vaut le coup d'arriver chez soi dans un tel état d'énervement?...

Je peux décider de lâcher-prise là-dessus, me dire qu'à être là, autant tirer un avantage de la situation : écouter mon émission à la radio ou les chansons préférées de ma playlist, réfléchir à ce que j'ai envie de faire en rentrant... ;-)